lundi 30 décembre 2013

LE RÔLE DE L’ARBRE EN VILLE

LE RÔLE DE L’ARBRE EN VILLE
Il est essentiel de bien comprendre les différentes fonctions que peuvent remplir les arbres et les espaces boisés dans un paysage urbain car, sous bien des aspects, ils permettent de réduire les effets dommageables sur notre environnement (pollution) et notre santé.
Ainsi quelques leurs importances en ville sont énumérées ici, dont :
1.      La protection de notre environnement et de la biodiversité :
Les arbres urbains purifient l’air. C’est certainement l’un des plus importants bienfaits apportés par les arbres :
-       produisent l’oxygène
-       réduisent la présence des gaz polluants dans l’air
-       Ils filtrent les petites poussières fines et les aérosols en suspension dans l’air.

Les arbres agissent comme climatiseur naturel en diminuant la température ambiante des villes et en favorisant une meilleure ventilation:
-       Les arbres rafraîchissent l’air ambiant en modifiant le degré d’humidité locale grâce à la production de la vapeur d’eau dans l’atmosphère par évapotranspiration
-       Les arbres réduisent le nombre de jours de smog où la température de l’air dépasse 18ºC en diminuant la température ambiante de la ville.

2.           l’amélioration de notre santé physique et  de notre bien-être psychologique :
Les espaces boisés améliorent le bien-être physique et psychologique:
-       Ils constituent un milieu propice à la tenue d’activités physiques et de plein air nécessitant peu d’organisation préalable comme la marche, la course à pied, le vélo, favorisant, par le fait même la bonne santé physique des individus.
-       Les espaces boisés favorisent l’équilibre psychique des individus résidant en ville en maintenant, dans un contexte de vie urbaine, la présence d’une certaine proportion d’éléments naturels.

Les espaces boisés ont un effet thérapeutique :
-       Ils contribuent à diminuer les malaises respiratoires chez les personnes sensibles et personnes atteintes de maladies cardio respiratoires, en réduisant la présence des gaz nocifs dans l’air.
-       Ils contribuent à diminuer les risques de cancer de la peau, de cataractes, en représentant une protection contre les ultraviolets-B grâce à l’ombrage fourni par leur feuillage.

3.    L’amélioration de notre confort et de notre sécurité routière :
-       Les espaces boisés créent un micro-climat plus confortable.
-       Les espaces boisés limitent la pollution sonore.
-       Les espaces boisés peuvent masquer en partie les mauvaises odeurs, entre autres, par la diffusion de leur propre parfum.
-       Les plantations d’arbres en bordure des routes ou entre les voies de circulation améliorent la qualité de la conduite des automobilistes et leur sécurité.
-       Les plantations d’arbres augmentent la sécurité des piétons

4.      Une fonction sociale :a
Les espaces boisés permettent de développer des aspects sociaux différents à l’intérieur du tissu urbain :
-       Ils facilitent les relations humaines entre les personnes fréquentant ou habitant le même quartier, en constituant des lieux de rencontre et de récréation.

Les espaces boisés constituent un lieu de découvertes et d’observation de la nature ainsi qu’un outil pédagogique :
-       Ils représentent pour la population des villes des lieux privilégiés de rencontre avec le milieu naturel
-       Ils constituent un outil de sensibilisation auprès de la population à la conservation des espaces verts,
-       Ils constituent des lieux d’étude des sciences naturelles et de l’écologie.

5.      L’amélioration de l’esthétique de nos villes
Les arbres agissent comme élément de design et de structure :
-       La végétation en ville constitue un élément architectural à part entière, permettant d’articuler et de définir l’espace.
-       La présence de végétation constitue un outil de renforcement de design.
-       Les arbres servent d’écran pour préserver l’intimité.
La présence de la végétation dans un paysage bâti favorise l’embellissement des villes:
-       La végétation apporte des éléments de diversité :
-       Certains arbres exercent un fort pouvoir attractif auprès de la population,

6.      Une valeur économique
-       Les arbres diminuent les coûts de climatisation et de chauffage,
-       Les arbres augmentent la valeur foncière des propriétés.
-       Les arbres augmentent la durée de vie des chaussées.
-       Les espaces boisés génèrent de l’emploi et une
-       Activité économique importante, découlant des services offerts par les entreprises spécialisées dans le domaine de l’arboriculture, de l’horticulture et de la foresterie urbaine.
-       Les espaces boisés constituent un atout économique non négligeable pour les municipalités et augmentent l’attraction de certaines villes qui veulent se développer.

Ainsi, chacun de nous est appelé, pour participer à la préservation d’un climat sain et bienfaisant dans nos villes et tout autour de nous, à planter ou à encourager la plantation d’arbres urbains  car « qui plante un arbre, plante l’espoir » dit-t-on. 

jeudi 26 décembre 2013

RECONCILIER LA JEUNESSE ET L'AGRICULTURE

Une impasse ou un chemin socialement dégradant , voici ce que l'agriculture représente pour de nombreux jeunes d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ( ACP ) . Les TIC peuvent aider à inverser cette tendance .
«Beaucoup de jeunes ne voient pas l'agriculture comme un secteur intéressant . Toutes années des centaines de jeunes quittent les villages pour s'installer dans la ville " , déplore Michael Hailu , Directeur du Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA ) . Et pour les jeunes en milieu urbain et de leurs familles , il est tout simplement impensable de revenir à l'agriculture après plusieurs années d'études . Le secteur agricole souffre de la perte de la jeunesse .
Mais l'avenir s'annonce prometteur . Les TIC peuvent contribuer à faire de l'agriculture une option plus attrayante pour les jeunes , l'amélioration des conditions de vie dans les zones rurales . Pour Jean Philbert Nsengimana , le ministre rwandais de la Jeunesse et des TIC, ce qui est déjà le cas . « TIC attire actuellement les jeunes à l'agriculture , un secteur qu'il restait beaucoup innovation pour accélérer sa transformation » , dit-il.
Dans l'élan de réconcilier les jeunes avec le secteur agricole , les gouvernements ont un rôle crucial à jouer . Ils doivent travailler à accélérer la modernisation de l'agriculture afin de faire de ce secteur une option de carrière dynamique pour les jeunes. Ce , Rwanda , mieux que beaucoup d' autres pays ACP , a inclus .
Dans chacun des 30 districts du pays , un centre de développement de l'entreprise est établie . C'est le lieu où les gens peuvent en apprendre davantage sur l'utilisation des outils informatiques et de surf sur Internet . Ils le font gratuitement. Centres villageois de 2150 TIC ont également été établis . Elles comprennent une télévision par satellite avec une centaine de chaînes , un lecteur DVD , un ordinateur avec accès à Internet , une cabine téléphonique et un chargeur de batterie pour téléphone mobile .
Ces centres sont les endroits bondés , surtout pleines de jeunes gens qui y vont pour le plaisir , l'apprentissage et font des demandes sur une base quotidienne . " Nous sommes déterminés à maintenir TIC premier rang de notre programme de transformation de l'agriculture " , a déclaré le ministre Jean Philbert Nsengimana .

COMBINER DIFFERENTS TIC POUR PLUS D’IMPACT

La question de l’impact des TIC dans la vie des agriculteurs préoccupe beaucoup d’intervenants. Certaines organisations font un pari sur la complémentarité de différents outils TIC pour obtenir un impact durable sur les agriculteurs.
En juin 2013, Radios Rurales Internationales, HarvetPlus et TracFM ont lancé  en Ouganda une série de feuilletons radiophoniques intitulée « Mes enfants ». La série qui combine la nutrition et l’enseignement agricole avec une intrigue divertissante, contribue à sensibiliser les Ougandais sur les carences en vitamine A.
L’objectif est de convaincre les agriculteurs à remplacer les variétés traditionnelles de patate douce à chaire blanche et jaune par une variété plus nutritive, la patate douce à chair orange. La radio incite les agriculteurs à trouver cette variété, la consommer et de partager par sms  leur impression sur le produit.
La carence en vitamine A est un problème majeure de santé publique dans les pays en développement. Cela occasionne plus de 600.000 décès par an chez les enfants de moins de cinq ans. Avec 28% des enfants et 23% des femmes déficients en vitamine A, l’Ouganda fait partie des pays considérés à haut risque. C’est donc une question qui touche grand nombre d’Ougandais particulièrement les ménages paysans.
Avec plus de 80% d’Ougandais qui possèdent un récepteur, la radio est l’outil TIC le plus répandu et le plus populaire en Ouganda. « Pour moi, la radio demeure aujourd’hui l’un des outils TIC les plus efficaces », déclare Bartholemew Sullivan, spécialiste des TIC à Radios rurales internationales. « Mais quand vous faites de la radio, vous parlez à des gens de quelque chose, mais ne savez pas qui ils sont et quelle est leur opinion sur le sujet. Aujourd’hui, l’arrivée du téléphone mobile offre à la radio la possibilité de recueillir un retour immédiat des auditeurs », explique-t-il.
« Le téléphone mobile se présente comme le parfait conjoint de la radio parce qu’il permet aux auditeurs d’interagir en temps réel avec la station», ajoute Bartholemew Sullivan. Il explique qu’il existe plusieurs possibilités de combiner ces outils TIC. « Il y a ce que nous appelons le ‘‘Bip à voter’’. Laisser un appel manqué est quelque chose que tout le monde sait faire. C’est gratuit et habituellement ça signifie quelque chose, ça signifie ‘’je t’ai appelé, je veux que tu me rappelles’’. Le concept du  ‘‘Bip à voter’’ est de plus en plus utilisé par des stations radio », fait comprendre Bartholemew Sullivan.
Le principe est simple, deux lignes téléphoniques sont ouvertes aux auditeurs, par exemple 5555 et 6666. La radio adresse une question simple et précise aux auditeurs et les invite à voter. « La question peut être par exemple : avez-vous consommé à la patate douce à chair orange ? Si OUI laissent un appel manqué sur le premier numéro et si NON laisser un appel manqué sur le second numéro. L’animateur à la radio reçoit les votes en temps réel sur un ordinateur », explique Bartholemew Sullivan.
Il est évident que le potentiel de la technologie mobile est encore insuffisamment exploité. Malgré l’enthousiasme grandissant pour le développement des solutions mobiles pour l’agriculture, des préoccupations essentielles concernant leur portée, efficacité et durabilité sont à régler. Toujours est-il que la technologie ne peut pas être un remède à tous les problèmes de l’agriculture, mais plutôt un outil important qui peut servir grandement le développement de ce secteur important dans les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.

mercredi 25 décembre 2013

RESPONSENSABILITE DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES DANS LA GESTION DE L’ENVIRONNEMENT DANS LA VLLE DE BUKAVU













 RESPONSENSABILITE DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES DANS LA GESTION DE L’ENVIRONNEMENT DANS LA VLLE DE BUKAVU
























Introduction
Dans la concurrence mondiale actuelle, qui nécessite le développement et le renouvellement du tissu économique et de l’emploi, l’émergence de produits et services nouveaux et la compétitivité sur les marchés, les petites et moyennes entreprises (PME) jouent un rôle décisif. Les PME sont une source indispensable de créativité, de dynamisme et d’emplois » (De Woot., 1998). Elles sont dans ce sens un moteur essentiel pour l’économie. Non seulement les PME sont la forme dominante d’entreprises dans le monde entier, mais elles représentent 95 et 99% de la population des entreprises, mais de plus, la population des PME semble s’accroître exponentiellement (OCDE, 2005). Grâce aux programmes de privatisation, les PME constituent aujourd’hui, en République Démocratique du Congo et en particulier à Bukavu, le principal facteur de développement économique et de création d'emplois.
 Par contre au-delà leurs générosités elles impliquent une dégradation de l'environnement dans lequel vivent les humains devenue largement majoritaire à la fin du XXe siècle. Plus qu'une idée, les faits démontrent que l'évolution de l'environnement est représentative d'une dégradation de l'habitat, imputable à l'activité humaine. Aujourd’hui, l’impact environnemental global des PME ne peut être négligé. Raison pour laquelle, elles doivent investir davantage pour l’environnement et mener une politique plus active en matière de gestion des problèmes environnementaux. Ces impacts sur l'environnement sont liés à plusieurs facteurs, dont ceux évoqués le plus souvent sont la démographie et le développement économique. En effet, le lien entre la population et la pollution est évident : les impacts humains locaux sont proportionnels au nombre d'habitants d'une région, et il en est de même pour le nombre d'habitants sur la Terre. Des travaux n’existent pas sur la question de responsabilité des PME dans la gestion de l’environnement dans la ville de Bukavu. Pour notre part, pour étudier cette question, nous avons fait le choix d’adopter une posture méthodologique de recherche. Nous commencerons par effectuer une synthèse sur les impacts des activités de PME sur l'environnement et en fin parler sur la responsabilité de PME dans la gestion de l’environnement.

D’emblée nous dissertons sur les  impacts des activités de PME sur l'environnement.
L'idée d'une dégradation de l'environnement dans lequel vivent les humains sur la terre est devenue largement majoritaire à la fin du XXe siècle.
Pour certaines PME, elles ne respectent pas l’environnement, depuis leur installation leur déchets sont envoyés dans la nature sans se soucier des impacts malgré qu’elles ont été sensibilisées aux impacts environnementaux de leur activité. Dès la production des matières premières jusqu’aux produits finis et même jusqu’aux consommateurs, ces PME n’assurent pas de la qualité de leurs produits et ne veillent pas à préserver leurs ressources.  En préservant les matières premières nécessaires à la pérennité de leur activité économique, l’entreprise s’investit au quotidien dans une démarche environnementale.
Pour mesurer cette dégradation, on peut se servir de plusieurs indicateurs : les pollutions apparentes, c'est-à-dire les traces de composés synthétisés par l'homme dans les milieux naturels : les sols, l'air et l'eau. Ces impacts sur l'environnement sont liés à plusieurs facteurs, dont ceux évoqués le plus souvent sont la démographie et le développement économique.
Par ailleurs, Les problèmes liés aux sols sont souvent des problèmes d'ordre local. On parle de régression et dégradation des sols lorsqu'un sol perd en qualité ou que ses propriétés changent. Ils peuvent être divisés en deux catégories : les problèmes liés à l'érosion. L'érosion est un phénomène naturel, mais elle peut s'avérer désastreuse lorsqu'elle est provoquée par l'homme. Pouvant avoir pour cause certaines techniques d'agriculture comme la monoculture, l'agriculture intensive ou l'irrigation sur certains types de sols, des techniques d'élevage comme le surpâturage, ou la déforestation (les racines contribuent souvent à stabiliser le sol et à empêcher l'érosion), elle peut avoir comme effet des glissements de terrain, favoriser la désertification, l'aridification ou des menaces pour la biodiversité ; ensuite les problèmes de changement des qualités du sol. Il peut alors s'agir de salinisation, souvent due aux techniques agricoles, ou de pollution directe du sol, d'origine industrielle ou individuelle. Le sol concerné peut alors devenir infertile, et hostile à certaines espèces végétales ou animales et affecter la diversité des organismes peuplant le sol.
S’agissant de  la gestion de l'eau en tant que ressource naturelle est une question préoccupante pour de nombreux états. Le réchauffement de la planète aurait également des incidences fortes sur les ressources en eau. Des régions comme l'Asie centrale, l'Afrique sahélienne ou les grandes plaines des États-Unis pourraient connaître un assèchement dramatique pour les populations, leur approvisionnement en eau, et l'agriculture.
Ce manque d'eau à l'échelle mondiale semble donc inéluctable et s'annonce lourd de conséquences sur les activités humaines (agriculture, développement, énergie). En effet, les enjeux se multiplient autour de l'eau ; indispensable à la survie d'une population, elle l'est aussi pour l'agriculture, via l'irrigation, à la production d'énergie hydraulique.
La pénurie d'eau n'est pas la seule préoccupation à avoir vis-à-vis de la gestion des ressources en eau. L'évolution de leur qualité et de leur degré de pollution sont également inquiétants.
Parce que l'eau douce est une ressource précieuse, la pollution des nappes phréatiques, qui constituent une réserve importante d'eau douce relativement pure, et des lacs et des rivières, est sans doute la plus préoccupante. Ceux-ci étant également liés aux activités humaines, ils sont impactés, et leur état est globalement en cours de dégradation. La pollution des eaux peut être d'origine et de nature diverses et variées. Elle peut être : physique : qui elle-même peut être thermique ou radioactive. La pollution thermique est due principalement aux industries qui utilisent l'eau comme liquide de refroidissement. Provoquant un réchauffement significatif des cours d'eau concernés, elle peut avoir pour conséquence la disparition locale de certaines espèces animales ou végétales. La pollution radioactive, pouvant survenir lors d'accidents nucléaires, est extrêmement persistante. Ses effets à long terme sont aujourd'hui méconnus; chimique : extrêmement diverse, elle est causée par le rejet de différentes substances chimiques issues de l'industrie, l'agriculture ou des effluents domestiques. Les principales pollutions chimiques sont : les pollutions issues de l'agriculture et des certaines industries. Forte consommatrice de produits chimiques, l'agriculture a un impact considérable sur les milieux aquatiques. L'usage de pesticides, produits extrêmement nocifs aux êtres vivants, entraîne une dissémination de ces substances dans des milieux aquatiques, souterrains ou de surface, et provoque la mort de certaines espèces animales. Le fort développement des bactéries ou d'algues de surface, qui trouvent dans les nitrates et les phosphates les éléments nécessaires à leur développement, entraîne un manque d'oxygène dissous dans l'eau, ce qui conduit au final à la destruction de toute vie animale ou végétale en dessous de la surface ; les pollutions aux métaux lourds, comme le plomb, le mercure, le zinc ou l'arsenic. Issus pour la plupart des rejets industriels, ils ne sont pas biodégradables. Présent tout au long de la chaîne alimentaire, ils s'accumulent dans les organismes ; les pollutions aux acides, provenant des pluies acides sont également nocifs ; les pollutions aux substances médicamenteuses. Un très grand nombre de molécules médicamenteuses ne sont pas entièrement assimilées par le corps humain, et sont donc rejetées à l'égout. En l'absence de traitements spécifiques, elles se retrouvent dans les milieux naturels aquatiques, avec des conséquences pour l'environnement et la santé humaine encore mal connues. Des études sont en cours pour mesurer les impacts de ces substances ; les pollutions aux hydrocarbures, comme les marées noires ou les dégazages sauvages. Spectaculaires en mer, elles sont aussi fréquentes en milieu urbain, ou elles peuvent représenter jusqu'à 40 % des pollutions de l'eau ; les pollutions aux PCB : utilisées principalement dans les transformateurs électriques, condensateurs, et comme isolants en raison de leurs excellentes caractéristiques diélectriques, ces substances se stockent dans les graisses des êtres vivants, et peuvent avoir des effets toxiques et cancérigènes ; Organique : cette pollution est la pollution la plus « naturelle », mais aussi la plus ancienne. En effet, en l'absence de traitement, une ville de 100 000 habitants rejette 18 tonnes de matière organique par jour dans ses égouts. Cette matière, bien que biodégradable, n'en est pas dénuée d'impacts pour autant. De trop forts rejets dans les rivières peuvent conduire à l'asphyxie des écosystèmes aquatiques, les premiers concernés étant les poissons, puis, à plus forte concentration, le reste de la faune et de la flore aquatique ; Microbiologique : on désigne sous ce terme les pollutions par les virus, bactéries et parasites. Principalement contenus dans les excréments, ces germes peuvent provoquer des maladies graves pour ceux qui les ingurgitent.
En ce qui concerne l’air,  la pollution atmosphérique, ou pollution de l'air, est une pollution d'origine diffuse qui peut avoir des effets locaux ou globaux. Le terme « pollution de l'air » signifie généralement l'introduction directe ou indirecte dans l'air ambiant (à l'exception des espaces confinés) par l'homme de toute substance susceptible d'avoir des effets nocifs sur la santé humaine et/ou l'environnement dans son ensemble.
Comme pour l'eau, la pollution de l'air peut être de nature et d'origine diverses et variées. On distingue différents types de pollutions : les gaz chimiques toxiques, issus principalement de la combustion (provenant de l'industrie ou des moteurs, par exemple), dont : l'ozone, qui bien qu'étant un composé naturel de certaines couches de l'atmosphère, est considéré comme un polluant avec des effets néfastes sur la santé (asthme, irritations des voies respiratoires supérieures...) lorsqu'il est présent dans la basse atmosphère ; les gaz issus de la combustion, comme le dioxyde de soufre, les oxydes d'azote, le monoxyde de carbone, l'hydrogène sulfuré, et certains autres gaz à effet de serre. La contribution des gaz au réchauffement climatique est notamment évaluée par l’indicateur appelé potentiel de réchauffement climatique (Global Warming Potential) exprime en équivalent CO2. Le facteur de caractérisation 1 kg de gaz méthane est de 23 kg eq.CO2 (Guévorts, 2011) ;

Contrairement à ce qui précède, nous  plaçons un mot sur la responsabilité des PME dans la gestion de l’environnement.
 Le comportement des PME est souvent interprété en termes de caractéristiques psychologiques du dirigeant. La survie de l’entreprise est considérée comme directement dépendante de la direction. La prise de décision est généralement centralisée dans les mains du dirigeant-propriétaire (Welsh et White, 1981). Malgré les risques évidents liés à cette dépendance, cette spécificité présente aussi des avantages, comme celui d’une prise de décision rapide. Selon Julien et Marchesnay (1988), le processus de décision au sein des PME se réalise selon le modèle : « intuition–décision–action » avec de ce fait une stratégie implicite et souple. Pour terminer, les dirigeants de PME sont souvent responsables de plusieurs tâches à la fois et sont au courant des affaires quotidiennes (Jenkins, 2004).
Le risque se définit comme la possibilité qu’un événement survienne et dont les conséquences (ou effets de l’incertitude) seraient susceptibles d’affecter les personnes, les actifs de l'entreprise, son environnement, les objectifs de la société ou sa réputation.
Cette définition générale s’applique évidemment aux risques environnementaux. L’évènement associé à un « risque lié à l’environnement » tel que défini au sein de ce guide peut donc être de nature diverse, mais il comporte nécessairement des sources ou des conséquences environnementales.
Ainsi, on entend par « risques liés à l’environnement » : les risques  industriels ou technologiques générés par l’entreprise (risques internes) impactant l’environnement : eau, air, sites et sols, bruit, etc. Les risques d’agressions extérieures (risques externes) dont la dimension environnementale impacte l’entreprise, tels que : les risques naturels : inondation, mouvement de terrain, tempête, foudre, sécheresse... ; les accidents extérieurs à l’origine de dommages environnementaux : rupture  de digue, accident provoqué par une activité dangereuse avoisinante…
Les conséquences pour l’entreprise des risques liés à l’environnement peuvent en effet être de plusieurs ordres : atteinte à l’environnement : eau, air, sols, paysage, ressources naturelles, etc. Atteinte à l’intégrité humaine : santé et sécurité des salariés, du voisinage de l’entreprise, des utilisateurs des produits et services, etc. Pertes financières : manque à gagner, coûts des dommages, assurances, etc. Eventuelles sanctions juridiques : pénales, civiles et administratives. Dégradation de l’image de l’entreprise : risque de réputation, etc.
Le risque environnemental est donc résolument envisagé du point de vue de son impact sur la santé de l’entreprise. Ainsi une bonne gestion des risques liés à l’environnement pourra s’avérer bénéfique du point de vue : respect de l’environnement, de la santé et de la sécurité des personnes, de la conformité légale et réglementaire, des performances financières et économiques.
Conclusion
Les PME sont la forme dominante d’entreprise dans le monde entier et a Bukavu en particulier, où elles représentent nous l’avons vu entre 95 et 99% de la population des entreprises. La responsabilité de ces PME  dans la gestion de l’environnement dans la ville de Bukavu semble un problème trop négligé par les responsables de la ville et même ceux des entreprises étrangères. Ces PME ont des impacts importants sur l’environnement dans la ville de Bukavu. Ces impacts sur l'environnement sont liés à plusieurs facteurs, dont ceux évoqués le plus souvent sont la démographie et le développement économique. Ces polluants peuvent atteindre l’eau, l’air et le sol et provoqués des dangers environnementaux.











Bibliographie


1.      DE WOOT P., 1998. Préface, dans WTTERWULGHE R., 1998. La PME, une entreprise humaine, De Boeck & Larcier, Bruxelles.
2.      GUEVORTS J. 2011. Evaluation des impacts environnementaux de la fabrication de savon Fomulac, République Démocratique du Congo. Mémoire, Université Catholique de Louvain, Faculté d’ingénierie biologique, agronomique et Environnementale, 146p.
3.      JENKINS H., 2004. A Critique of conventional CSR Theory: an SME Perspective, Journal of General Management, vol. 29, no 4, été, pp.37-58.
4.      JULIEN P.-A., MARCHESNAY M., 1988. La petite entreprise : principes d'économie et de gestion, Édition Vuibert, Paris.
5.      OCDE, 2005. Perspectives de l’OCDE sur les PME et l’entrepreneuriat, Éditions de l’OCDE, Paris.
6.      WELSH J.A., WHITE J.F., 1981. A Small Business is not a little big Business, Harvard Business Review, vol. 59, no 4, pp.18-32.